Quebec Censure
Blog sur les activitées underground de Québec. Reportage, soirées spéciales etc … Échangisme, Sexualité de couple, kamasutra et plus !

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10
août

Quest-ce que le sadomasochiste ?

Dans la famille des pratiques sexuelles obscures, je demande le sadomasochisme ! Qu’est-ce que le sadomasochisme ? Pourquoi certaines personnes prennent du plaisir à avoir mal ? ..

Le sadomasochisme, c’est quoi ?

Le sadomasochisme contient deux termes : le mot “sadisme”, issu du nom du Marquis de Sade, qui signifie le fait d’infliger des souffrances à l’objet de son désir en vue d’accéder au plaisir ; et le mot “masochisme”, qui, à l’inverse, signifie avoir besoin de recevoir cette souffrance pour atteindre du plaisir.
Le sadomasochisme instaure donc une relation de dominant/dominé entre deux partenaires, dans laquelle la mise en œuvre de violences verbales et de sévices corporels leur procure une satisfaction intense.

Bondage et sadomasochisme :
Tu fantasmes sur des menottes en moumoute rose, vues en vitrine d’un magasin coquin ? Ton copain aime t’attacher aux barreaux du lit quand vous faites des câlins ? Ces pratiques te font honte et tu te demandes si tu as un côté sadomaso ? Pas de panique ! L’utilisation des menottes ou encore une petite fessée pour pimenter ses ébats amoureux n’a rien à voir avec le sadomasochisme… Il s’agit en réalité d’une pratique ludique de plus en plus répandue appelée le bondage

En effet, le sadomasochisme se situe à un degré bien supérieur : il nécessite d’abord une mise en scène particulière et se pratique le plus souvent dans des clubs spécialisés, dans un “donjon”. Chacun revêt alors un costume définissant son statut et utilise divers instruments (masques, menottes, cordes voire chaînes, fouet, cravache…). Le “maître”  se livre alors à toutes sortes de rituels visant à soumettre son “esclave”. Dans une optique d’humiliation, il pourra contraindre son partenaire à adopter des positions dégradantes, le ligoter pour mieux le dominer, utiliser la violence verbale (insultes) et lui infliger des tortures physiques : flagellations, insertions d’objets dans les muqueuses (vagin, anus, bouche)… Dans certaines formes extrêmes, le sadomasochisme peut conduire à des mutilations beaucoup plus sévères : piercings, tatouages, mais aussi scarifications, voire brûlures.

Qui pratique le sadomasochisme?

Aujourd’hui, le sadomasochisme a perdu de son caractère tabou. Longtemps considéré comme une pratique déviante et répréhensible, il n’est plus aujourd’hui réservé aux seuls milieux de la prostitution et de la pornographie et compte de plus en plus de curieux (pour rompre la monotonie, réaliser un fantasme, faire plaisir à son partenaire, expérimenter de nouvelles sensations…). Cependant, le vrai SM, celui qui fait mal, reste encore une pratique marginale.

Pourquoi de telles pratiques ?

Selon les psychiatres, le sadisme relève d’une pathologie sévère. Toutefois, les violences et humiliations que les partenaires s’autorisent ne sont pas indissociables du lien affectif qui les unit. Le risque d’avoir affaire à un réel sadique est donc rare, car les règles du jeu doivent êtres au départ bien définies par les partenaires. Il s’agit ici plus d’un comportement dominateur temporaire consenti, que d’un réel penchant pervers qui n’aurait pas de limites. Les rituels SM reposent avant tout sur la confiance mutuelle de chacun envers l’autre, c’est pourquoi le sadomasochisme se pratique le plus souvent dans le cadre d’une relation de couple stable, et non dans un cadre échangiste par exemple. S’adonner au sadomasochisme se décide à deux, et comme toute pratique sexuelle, elle n’est pas indépendante des sentiments qui existent entre deux personnes.

Est-ce légal ?
Certaines pratiques peuvent être dangereuses, car qui dit violence, dit blessures. Certaines limites doivent donc êtres fixés entre les partenaires. Ainsi, au niveau légal, le sadomasochisme n’est pas interdit par la loi tant qu’il se pratique entre deux adultes consentants. Et c’est là que se situe la limite : même si le sadomasochisme repose sur une relation dominant/dominé, aucun sévice ne peut être infligé à l’autre sans son consentement. Les deux partenaires doivent donc instaurer un code qui commande l’arrêt immédiat et sans discussion de l’action en cours dès que le dominé le désire. Si cette règle n’est pas respectée, il s’agit alors d’une agression caractérisée, et la victime est en droit de porter plainte pour atteinte à son intégrité physique et/ou agression sexuelle.

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20
avr

[ Dictionnaire ] - Sado-masochisme

Le sado-masochisme (sadomasochisme ou SM) est une pratique sexuelle consistant à utiliser la douleur, la domination ou l’humiliation dans la recherche de plaisir.

Bien que d’anciens livres comme le Kâmasûtra citent les morsures et les griffures comme moyens de parvenir à l’extase, la culture judéo-chrétienne considère l’utilisation de la douleur comme une pratique à part et, généralement, comme une pratique perverse. La psychiatrie porte le même regard sur cette pratique.

Le terme est un mot-valise formé de sadisme et de masochisme. Le premier nom s’applique à celui qui doit faire souffrir (physiquement ou non) l’objet de son désir pour parvenir au plaisir, le second désigne celui qui doit ressentir cette douleur et la domination qui l’accompagne pour atteindre le même effet. Sadisme est un dérivé du nom du philosophe des Lumières, Sade, auteur dont les récits mettent souvent en scène des relations sexuelles fondées sur la souffrance et l’humiliation, tandis que masochisme provient du nom de Sacher-Masoch, écrivain autrichien dont le roman La Vénus à la fourrure raconte une relation amoureuse devenant progressivement une relation de domination.

Il faut cependant nuancer ces étymologies : dans La Vénus à la fourrure, le plaisir que prend le narrateur à devenir l’esclave d’une femme et de l’amant de celle-ci est tout relatif. Il faut donc être prudent avec l’analogie entre l’histoire romanesque et la pensée moderne du sado-masochisme. De même, le « sadisme » décrit dans les œuvres de Sade ne saurait être réduit à une seule pratique sexuelle et n’a que peu à voir avec la représentation moderne que l’on s’en fait. Il représente, de manière plus générale, une confrontation philosophique entre la pensée de l’homme bon par nature et l’homme mauvais qui doit brider ses passions. Le sado-masochisme de Sade formule une vision du monde par l’image sexuelle qui est en réalité une confrontation morale de valeurs et de systèmes.

L’utilisation du terme sadique dans le cadre du sado-masochisme implique une relation de domination codifiée. Elle implique un jeu de règles établies entre les partenaires, qui fixe des limites dans les actes posés. Le terme sadique représente ainsi plus une personne dominante que réellement sadique. Une relation entre un sadique véritable et un masochiste est très rare dans le cadre d’un consentement libre et éclairé. Une telle relation n’a normalement lieu que dans le contexte d’une relation de dépendance affective vécue par la personne soumise dans le cadre de problèmes psychologiques cliniques.

Dans les pays occidentaux, le sado-masochisme n’est pas interdit par la loi s’il se pratique entre partenaires adultes consentants qui, souvent, établissent une relation de maître à esclave très stable. Cependant, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a statué dans l’affaire K.A. et D.D. c/Belgique le 17 février 2005 contre une pratique du sadomasochisme si la personne “esclave” demandait de façon expresse mais aussi tacite l’arrêt de ces pratiques. Ainsi il semble qu’il y ait une évolution de la jurisprudence contre les pratiques sadomasochistes.

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