Quebec Censure
Blog sur les activitées underground de Québec. Reportage, soirées spéciales etc … Échangisme, Sexualité de couple, kamasutra et plus !

Archive pour avril, 2008

20
avr

[ Dictionnaire ] – Bisexualité

Bisexualité (mot formé sur le modèle de homosexualité et hétérosexualité) désigne l’attirance sexuelle ou/et sentimentale pour des personnes des deux sexes, soit simultanément soit alternativement.

On distingue la bisexualité comme comportement de la “bisexualité psychique” théorisée notamment par Wilhelm Fliess et Freud qui serait le fondement psychique inconscient de tout être humain. Selon Freud dans “Trois essais sur la théorie sexuelle. “La recherche psychanalytique s’oppose avec la plus grande détermination à la tentative de séparer les homosexuels des autres êtres humains en tant que groupe particularisé. En étudiant d’autres excitations sexuelles encore que celles qui se révèlent de façon manifeste, elle apprend que tous les hommes sont capables d’un choix d’objet homosexuel et qu’ils ont effectivement fait ce “choix” dans l’inconscient. De fait, les liaisons de sentiments libidinaux à des personnes du même sexe ne jouent pas un moindre rôle, en tant que facteurs intervenant dans la vie psychique normale, que celles qui s’adressent au sexe opposé (…). Bien plus tôt, c’est l’indépendance du choix d’objet vis-à-vis du sexe de l’objet, la liberté de disposer indifféremment d’objets masculins ou féminins – telle qu’on l’observe dans l’enfance, dans les états primitifs et à des époques reculées de l’histoire-, que la psychanalyse considère comme base originelle à partir de laquelle se développent, à la suite d’une restriction dans un sens ou dans l’autre, le type normal aussi bien que le type inversé.” Les bisexuels peuvent avoir des relations simultanées avec les partenaires de n’importe quel sexe, pratiquer la monogamie en série avec des partenaires de l’un ou l’autre sexe, avoir des relations avec des partenaires d’un seul sexe ou pratiquer la chasteté. La bisexualité se réfère aux désirs et au concept de soi, pas nécessairement au comportement.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Naturisme

Selon la définition internationale adoptée par le XIVe Congrès international INF-FNI (Agde, 1974), le naturisme est :

« une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun, ayant pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de l’environnement. »

En effet, la nudité collective, dans un cadre familial et sain, où toutes les générations se côtoient, est synonyme de liberté et de plaisir pour les naturistes, qui cherchent à vivre au calme, immergés dans une nature préservée.

Toutefois, cette nudité (nudisme) n’est qu’une des composantes du naturisme : la dimension sociale, de respect d’autrui, de tolérance et de convivialité sont très importants. Le naturisme permet notamment à certaines personnes complexées ou handicapées de se sentir à l’aise et de mieux accepter leur corps, et le regard des autres. L’éthique naturiste est également caractérisée par le respect de l’environnement. Certains naturistes parlent de « nudité intérieure » pour designer les bienfaits apportés au psychisme par la pratique naturiste.

Auparavant, ce mot a aussi désigné :

  • une doctrine d’Hippocrate
  • au XVIIIe siècle, le culte de la nature
  • à la fin du XIXe siècle, la théorie esthétique prônant une fidélité absolue à la réalité – ce qu’on appelle aujourd’hui le naturalisme.

Le terme “gymnosophie” associé au yoga par Socrate ou Platon est également utilisé pour qualifier le naturisme.

Depuis le siècle des Lumières et le mythe du « bon sauvage » de Rousseau, le concept de naturisme et sa mise en pratique ont joué un rôle clé dans notre rapport au corps et l’évolution des mœurs. Les motivations de ses adeptes ainsi que sa symbolique n’ont cessé d’évoluer au fil des époques, l’accent étant mis au début sur les valeurs hygiénistes, médicales, morales et éducatives. Ces valeurs subsistent aujourd’hui mais l’écologie (écologisme) prend de l’importance au sein du naturisme. Notre société le perçoit aujourd’hui essentiellement comme un loisir de vacanciers, mais ignore tout ou presque de son histoire et connaît très peu ses valeurs : la séparation de la nudité et de la sexualité (qui pour les naturistes doit rester du domaine de l’intimité), le respect de soi et d’autrui, le respect de l’environnement en sont les bases inchangées.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Nudisme

Le nudisme est souvent défini comme englobant à la fois la doctrine promouvant la nudité pour assurer une bonne hygiène du corps et de l’esprit, et le fait de vivre dans un état de nudité complète.

La très grande majorité du mouvement naturiste fait une distinction nette entre nudisme et naturisme. Dans le naturisme la nudité est un aspect primordial, mais loin d’être le seul. Le respect de soi et d’autrui, la protection de la nature sont des valeurs d’une grande importance. Ces valeurs figurent formellement dans la définition internationale du naturisme (INF, 1974). Par exemple, une personne qui bronze nue sur une plage fait sans aucun doute du nudisme ; si elle pollue le sable en jetant autour d’elle mégots, tubes vides de crème solaire, détritus de pique-nique, elle n’est pas naturiste.

Les pratiques sexuelles publiques (ou visibles) qui sont récemment apparues en quelques lieux sous l’appellation de “naturisme”, se voient récuser cette appellation par la masse des naturistes. La distinction nudiste/naturiste est moins tranchée, plus fluctuante bien que réelle, dans le cas de personnes dont le comportement en état de nudité ne prête pas à contestation mais qui n’adhèrent qu’à des degrés variables aux valeurs cultivées dans le naturisme. Dans les pays où cette distinction était moins nette, l’emploi du terme nudisme est d’usage de plus en plus restreint, au profit du terme naturisme (exemple : Federation of Canadian Naturists).

La nudité reste encore associée à l’exhibitionnisme ou au voyeurisme chez une minorité d’Européens, particulièrement dans l’Europe du sud (à la notable exception de l’Espagne et de la Croatie) et en Pologne.

Cela n’est pas le cas dans les pays germaniques et scandinaves où la nudité non sexuelle est légale, même dans les jardins publics urbains : par exemple, le Danemark ne compte que deux plages où la nudité n’est pas tolérée.

La nudité non sexuelle dans des endroits peu fréquentés est maintenant tolérée, sans pour autant être légale, dans la plupart des pays. Ceci est une des causes de la popularité croissante de la randonnue (randonnée naturiste).

La nudité sans intention naturiste est de plus en plus fréquemment utilisée pour attirer l’attention de l’opinion publique sur des revendications diverses, sur des causes humanitaires ou de défense des animaux. Elle sert aussi à manifester une revendication d’indépendance à l’égard de cadres sociaux jugés trop rigides, et de tabous religieux.

Aux États-Unis, les hippies pratiquent le nudisme pour manifester contre le conformisme et la soumission au pouvoir en place des médias et des artistes. Ils cherchent à fuir la société de consommation en mettant en avant les valeurs écologistes et égalitaires issues des philosophies orientales

Par ailleurs, ces dernières années ont vu le retour à des actions militantes et politiques basées sur la nudité des militants pour défendre une cause politique, le nu étant utilisé ici comme un signe de protestation envers l’ordre social.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Libertin

Il existe deux acceptions au mot libertin (du latin libertinus, esclave qui vient d’être libéré. libertinus signifie affranchi):

  • dans sa version d’origine, le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse ;
  • le sens qui prévaut de nos jours se réfère au libertin de mœurs, c’est-à-dire celui qui s’adonne aux plaisirs charnels avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle et de la sensualité bourgeoise normale, mais aussi, avec un certain raffinement cultivé.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Gang Bang

Le gang bang (dérivé de l’anglais gangbang) est une pratique sexuelle où un sujet passif a une relation sexuelle avec plusieurs partenaires, simultanément ou à la suite. Il s’agit donc d’une forme particulière de sexualité de groupe. la notion de nombre est déterminante pour distinguer le gang bang d’autres pratiques de groupe (différent du triolisme par exemple). Sans déterminer de nombre de partenaires minimum à cette pratique, on peut considérer que le nombre est atteint lorsque l’individu est seul face à des partenaires multiples (une femme ou un homme pour 5, 10, 15 hommes par exemple), et qu’il est soumis à l’ensemble de ceux-ci. La disproportion “un seul face à tous” est ce qui est symboliquement recherché. Le gang bang se distingue de la partouze, où les individus sont plus mélangés (plusieurs hommes, plusieurs femmes) sans qu’un seul individu soit au centre de l’action.

La pratique du gang bang avec un partenaire passif non consentant, ou sous l’emprise de drogues ou de l’alcool, ou n’ayant pas atteint la majorité sexuelle, constitue un viol en réunion ou viol collectif.

De nos jours, les gang bangs se pratiquent principalement en club échangiste ou libertin, où l’on voit des femmes avoir des rapports avec de nombreux partenaires.

Cependant, les plus gros gang bangs hétérosexuels des temps modernes sont réalisés par des actrices de films X. Ici la pratique vise le record (toujours plus).

 

  • 1995 : Annabel Chong, américaine, 251 partenaires en 10 heures[réf. nécessaire]
  • 1996 : Jasmin St. Claire, américaine, 300 partenaires[réf. nécessaire]
  • 1999 : Houston, américaine, 622 partenaires en 7 heures[réf. nécessaire]
  • 2005 : Lisa Sparxxx, américaine, 919 partenaires. Lisa Sparxxx a atteint ce record le 25 novembre 2004 lors du salon EROTICON à Varsovie en Pologne. Nota : chaque rapport sexuel était validé s’il excédait 30 secondes. Le film de ce record est disponible sur l’Internet.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Club échangiste

Un club échangiste (ou club libertin ou boîte de nuit échangiste) est un lieu où l’on peut pratiquer la sexualité de groupe basée sur l’échangisme, le mélangisme, le triolisme, l’exhibitionnisme, le voyeurisme entre partenaires consentants.

Généralement, les échangistes participent à ces activités dans le seul but de partager des plaisirs sexuels, et non pas pour rechercher des relations suivies.

De même, de nombreux couples qui vont dans ces clubs n’y vont pas nécessairement pour participer aux ébats dans les coins câlins, mais simplement pour le plaisir, pour regarder, être vus, pour l’ambiance, pour s’y amuser en portant des tenues sexy qu’ils ne pourraient pas porter ailleurs.

Les clubs échangistes peuvent être des discothèques louées par un groupe d’échangistes, ou tout simplement un club d’échangistes à temps plein.

En Amérique du Nord, plusieurs clubs existent pour accueillir les échangistes et ce style de vie peut être autant une activité sociale que sexuelle.

Des organisations comme la NASCA (l’association des clubs échangistes nationale aux États-Unis) et l’AÉQSA (l’Association des Échangistes du Québec) regroupent plusieurs clubs échangistes en Amérique.

Souvent, ces clubs louent un bar ou une boîte de nuit une ou deux fois par semaine pour leurs membres. Ces locations peuvent se faire dans les banlieues ou les bars situés dans les grands parcs industriels qui resteraient autrement fermés ou vides quand les bureaux ferment pour la fin de semaine.

On parle souvent d’activité « sur lieux » (« on-premise » – le sexe est permis sur place, comme des parties privées excluant tout le monde sauf les membres du club ayant une place réservée à l’avance) et « hors lieux » (« off-premise » – on se présente au bar ou club pour des activités sociales, mais l’activité sexuelle se passe ailleurs).

En Amérique du Nord, plusieurs clubs existent pour accueillir les échangistes et ce style de vie peut être autant une activité sociale que sexuelle.

Des organisations comme la NASCA (l’association des clubs échangistes nationale aux États-Unis) et l’AÉQSA (l’Association des Échangistes du Québec) regroupent plusieurs clubs échangistes en Amérique.

Souvent, ces clubs louent un bar ou une boîte de nuit une ou deux fois par semaine pour leurs membres. Ces locations peuvent se faire dans les banlieues ou les bars situés dans les grands parcs industriels qui resteraient autrement fermés ou vides quand les bureaux ferment pour la fin de semaine.

On parle souvent d’activité « sur lieux » (« on-premise » – le sexe est permis sur place, comme des parties privées excluant tout le monde sauf les membres du club ayant une place réservée à l’avance) et « hors lieux » (« off-premise » – on se présente au bar ou club pour des activités sociales, mais l’activité sexuelle se passe ailleurs).

Dans les pays essentiellement du nord de l’Europe, où ces pratiques sont plus répandues, existent des boîtes de nuit et saunas dédiés uniquement à l’échangisme, ouverts pour certains tous les jours de la semaine, pouvant accueillir des centaines de couples et célibataires. Ici, on ne parle plus de “on-premise” ou “off-premise”, puisque la raison d’être de ces clubs est de pouvoir y pratiquer l’échangisme.

En effet, ces clubs ne sont pas des clubs de “rencontre”, mais bien des endroits où les personnes sont là pour partager les plaisirs sexuels.

Là où existent de telles structures, les pratiques échangistes sont l’objet d’intérêts commerciaux très importants. Il peut y exister parfois des ponts avec les milieux de la pornographie, mais aussi de la prostitution, et de la criminalité au sens général du terme.

En France en 2006, il y a plusieurs centaines de clubs libertins parfois liés a des restaurants ou des saunas.

En général, les règles de base des communautés échangistes sont le plus souvent :

  • le droit de refuser : « non veut dire non » et on ne demande jamais d’explication ou de raison pour le refus,
  • l’usage du préservatif (en général distribué gratuitement),
  • l’interdiction des attouchements sans permission,
  • l’interdiction de la prostitution et de la drogue (prostitution ou présence de drogue sont des causes de fermeture du club),
  • la discrétion – on exige que les gens n’ayant pas ce « style de vie » ne sachent jamais comment ou avec qui les échangistes s’amusent.

Ceux qui n’acceptent pas ces restrictions risquent fortement d’être expulsés d’un club échangiste.

Les trois règles de base sont donc :

  1. Chacun a le droit de dire NON, à tous, tout le temps, sans avoir à se justifier.
  2. Chacun fait uniquement ce dont il a envie.
  3. Les pénétrations se font toujours avec préservatif.

Tous les clubs ne sont bien sûr pas identiques. On y trouve communément :

  • une piste de danse, c’est la partie discothèque,
  • une animation musicale,
  • un bar avec ses tabourets pour se désaltérer et approcher d’autres couples,
  • un coin convivialité avec des fauteuils, des poufs, des tables basses, une lumière tamisée,
  • des coins câlins, appelés ainsi par pudeur, où les “rencontres” sont possibles. Ce sont généralement des pièces avec différents accessoires (sofa, grands lits, croix de Saint-André, table de massage, …). Ces coins sont en général séparés du coin discothèque.
  • des salles de bain équipées de douches collectives (une hygiène irréprochable est de rigueur dans ces clubs).
  • éventuellement une partie humide avec jacuzzi, hammam, sauna.

Les clubs se différencient par la qualité des prestations offertes, la surface des installations, le lieu d’implantation, le type de clientèle visé, les prix pratiqués. Les plus grands clubs accueillent une centaine de couples le samedi soir, de nombreux clubs sont relativement petits. Plus il y a de couples, plus le choix est important et plus l’anonymat est privilégié.

La clientèle des clubs est différente selon qu’on y va en semaine ou le week-end. Généralement, les clients en semaine “savent” ce qu’ils cherchent. Il y a moins de clients, les soirées sont plus courtes (travail le lendemain). Les clients y vont essentiellement pour une rencontre rapide. En semaine, les couples sont plus actifs qu’en week-end.

Les rencontres en club échangiste n’apportent pas le côté sentimental qui peuvent lier les membres des couples présents. Ces rencontres sont donc différentes, avec des corps différents et uniquement pour le plaisir. Il n’y a donc pas de risque pour le couple uni, mais au contraire la possibilité d’apprendre de nouvelles pratiques, voire de découvrir les pratiques sexuelles en groupe. Attention toutefois : ces clubs ne sont pas destinés à des couples en difficulté, le libertinage n’a jamais ressoudé ces couples.

Ces rencontres permettent de faire évoluer la sexualité des couples. De nombreuses femmes deviennent bisexuelles alors que très peu le sont quand elles commencent à aller dans ces clubs. De même, quelques hommes deviennent bisexuels, mais c’est beaucoup plus rare.

La libido évolue également. Au début, les couples restent bien souvent en couple. Puis l’expérience aidant, les femmes choisiront d’autres partenaires, toutes heureuses de se faire prendre par un(e) ami(e) sous les yeux de leur mari qui souvent n’attend que ça, avant de s’adonner aux joies du Gang bang et du Gokkun. Les femmes admettent de voir leur partenaire “polissonner”, mais souvent ne s’imaginent pas avec un autre homme. Elles profitent en effet de ces clubs pour profiter du corps d’autres femmes.

De voir ainsi sa partenaire prendre du plaisir amène le développement des sentiments romantiques au sein du couple : on communique plus facilement, on fait plus attention à son apparence, le sexe n’est plus un sujet tabou, on se confie plus volontiers, on parlera plus facilement de ses envies et de ses fantasmes.

Mais attention : les décisions doivent être prises ensemble, aucun ne doit forcer l’autre.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Sado-masochisme

Le sado-masochisme (sadomasochisme ou SM) est une pratique sexuelle consistant à utiliser la douleur, la domination ou l’humiliation dans la recherche de plaisir.

Bien que d’anciens livres comme le Kâmasûtra citent les morsures et les griffures comme moyens de parvenir à l’extase, la culture judéo-chrétienne considère l’utilisation de la douleur comme une pratique à part et, généralement, comme une pratique perverse. La psychiatrie porte le même regard sur cette pratique.

Le terme est un mot-valise formé de sadisme et de masochisme. Le premier nom s’applique à celui qui doit faire souffrir (physiquement ou non) l’objet de son désir pour parvenir au plaisir, le second désigne celui qui doit ressentir cette douleur et la domination qui l’accompagne pour atteindre le même effet. Sadisme est un dérivé du nom du philosophe des Lumières, Sade, auteur dont les récits mettent souvent en scène des relations sexuelles fondées sur la souffrance et l’humiliation, tandis que masochisme provient du nom de Sacher-Masoch, écrivain autrichien dont le roman La Vénus à la fourrure raconte une relation amoureuse devenant progressivement une relation de domination.

Il faut cependant nuancer ces étymologies : dans La Vénus à la fourrure, le plaisir que prend le narrateur à devenir l’esclave d’une femme et de l’amant de celle-ci est tout relatif. Il faut donc être prudent avec l’analogie entre l’histoire romanesque et la pensée moderne du sado-masochisme. De même, le « sadisme » décrit dans les œuvres de Sade ne saurait être réduit à une seule pratique sexuelle et n’a que peu à voir avec la représentation moderne que l’on s’en fait. Il représente, de manière plus générale, une confrontation philosophique entre la pensée de l’homme bon par nature et l’homme mauvais qui doit brider ses passions. Le sado-masochisme de Sade formule une vision du monde par l’image sexuelle qui est en réalité une confrontation morale de valeurs et de systèmes.

L’utilisation du terme sadique dans le cadre du sado-masochisme implique une relation de domination codifiée. Elle implique un jeu de règles établies entre les partenaires, qui fixe des limites dans les actes posés. Le terme sadique représente ainsi plus une personne dominante que réellement sadique. Une relation entre un sadique véritable et un masochiste est très rare dans le cadre d’un consentement libre et éclairé. Une telle relation n’a normalement lieu que dans le contexte d’une relation de dépendance affective vécue par la personne soumise dans le cadre de problèmes psychologiques cliniques.

Dans les pays occidentaux, le sado-masochisme n’est pas interdit par la loi s’il se pratique entre partenaires adultes consentants qui, souvent, établissent une relation de maître à esclave très stable. Cependant, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a statué dans l’affaire K.A. et D.D. c/Belgique le 17 février 2005 contre une pratique du sadomasochisme si la personne “esclave” demandait de façon expresse mais aussi tacite l’arrêt de ces pratiques. Ainsi il semble qu’il y ait une évolution de la jurisprudence contre les pratiques sadomasochistes.

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20
avr

[ Dictionnaire ] – Cuckolding

Le cuckolding désigne une pratique masochiste faisant partie de la FemDom (domination féminine) dans laquelle un homme est sexuellement excité en éprouvant la honte d’être cocufié ostensiblement par sa femme ou sa compagne.

Le terme cuckolding dérive du mot anglais cuckold qui signifie cocu et qui provient lui-même de cuckoo, coucou, en référence au comportement de la femelle de cet oiseau qui pond ses œufs dans les nids des autres oiseaux.Dans les couples pratiquant le cuckolding, c’est généralement le conjoint qui incite sa compagne à avoir des rapports sexuels extra-conjugaux dont il est souvent témoin, soit visuellement soit seulement auditivement. Pour renforcer cette humiliation, la femme peut se refuser totalement à son conjoint ou ne lui autoriser que le cunnilingus et l’anulingus. Évidemment, l’« infortuné » mari n’est pas autorisé à avoir des relations sexuelles extra-conjugales, et par conséquent il n’est pas rare qu’elle lui « impose » le port d’une ceinture ou d’une cage de chasteté.

Dans un tel couple, les tâches ménagères et le service de table (notamment quand la dame invite son amant à manger) sont habituellement dévolus à celui qui a volontairement perdu ses prérogatives viriles. Cette pratique sexuelle est fréquemment accompagnée par d’autres pratiques BDSM : fessée, facesitting, port de sous-vêtements féminins, humiliation verbale…

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